Le « mur des renouvellements » hypothécaires : ce qu'il faut savoir cet automne
Si vous avez contracté votre prêt hypothécaire en 2021 ou en 2022, en pleine période de taux historiquement bas, votre renouvellement approche peut-être — et le choc risque d'être réel. C'est le sujet qui revient le plus souvent dans mes conversations avec mes clients ces jours-ci, et pour cause : des dizaines de milliers de propriétaires québécois passent cet automne d'un taux contracté sous les 2 % à des taux avoisinant aujourd'hui 4 %. Voici où en sont les choses, et comment aborder ce moment sans paniquer.
Où en sont les taux en ce moment
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de sa décision du 2 septembre dernier, un septième maintien consécutif. La raison : une inflation encore un peu haute (autour de 3 % en juillet, au-dessus de la cible de 2 %), dans un contexte de tarifs américains qui pèsent sur l'économie canadienne. Les marchés s'attendent à un nouveau statu quo à la prochaine décision, le 28 octobre.
Concrètement, cela se traduit par des taux hypothécaires qui tournent autour de 4,2 % à 4,3 % pour un fixe 5 ans, et environ 3,5 % à 3,6 % pour un variable 5 ans (meilleurs taux assurés disponibles début septembre). Ce sont ces chiffres qu'il faut avoir en tête si votre renouvellement approche.
Ces taux évoluent rapidement — je vous invite à toujours valider les chiffres exacts avec moi au moment de préparer votre dossier plutôt que de vous fier à une moyenne générale.
Un marché qui se rééquilibre
Du côté de l'immobilier, les plus récentes données pour août montrent un marché qui se rééquilibre clairement en faveur des acheteurs, autant dans la région de Montréal que dans celle de Québec : les inscriptions en vigueur ont bondi (+18 % à Montréal, +27 % à Québec sur un an), pendant que les ventes ralentissent légèrement. Les délais de vente s'allongent, en particulier pour les copropriétés. Bonne nouvelle si vous êtes acheteur : vous avez davantage de choix et un peu plus de marge de négociation qu'il y a un an.
Trois choses à faire si votre renouvellement approche
D'abord, ne signez jamais l'offre de renouvellement envoyée automatiquement par votre institution sans l'avoir comparée. Les banques envoient souvent une offre qui n'est pas la plus compétitive sur le marché.
Ensuite, commencez à magasiner 4 à 6 mois avant l'échéance. Cela laisse le temps de comparer les prêteurs et, au besoin, de geler un taux.
Enfin, si le choc de paiement vous inquiète, on peut regarder ensemble des options comme l'allongement de l'amortissement ou un ajustement du type de taux (fixe ou variable) selon votre tolérance au risque — il n'y a pas de bonne réponse universelle, seulement celle qui convient à votre situation.
Un accompagnement personnalisé
Chaque dossier est différent, et les chiffres généraux ci-dessus ne remplacent pas une analyse de votre situation précise. Que vous soyez en renouvellement, en achat d'une première propriété ou en réflexion sur un refinancement, je suis là pour magasiner les meilleures conditions en votre nom, sans frais pour vous.
N'hésitez pas à me contacter pour en discuter — mieux vaut se préparer trop tôt que trop tard.
Sources : Banque du Canada (décision du 2 septembre 2026), nesto.ca (taux au 4 septembre 2026), APCIQ (statistiques du marché résidentiel, août 2026, RMR de Montréal et de Québec).