Taux fixe ou variable : que faire avec un taux directeur qui ne bouge plus ?

Chantal ChevalierCourtier hypothécaire - 3002875416

18 août 2026


Le 15 juillet, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % — sixième décision consécutive sans changement. Pour bon nombre de mes clients, cette stabilité soulevait la même question : est-ce le bon moment pour un taux fixe, ou le variable redevient-il attractif ?

Il n’y a pas de réponse universelle, mais il existe une bonne façon de réfléchir à la question. Voici où nous en sommes et comment je l’aborde avec mes clients.

Où se situe le taux directeur en ce moment

Depuis le début de 2026, la Banque du Canada a choisi la prudence : les annonces en janvier, mars, avril, juin et juillet ont toutes abouti au statu quo à 2,25 %. Les prochaines réunions sont prévues pour le 2 septembre, le 28 octobre et le 9 décembre 2026.

Ce qui ressort des prévisions actuelles des grandes institutions financières, c’est une expectation de stabilité pour le reste de 2026, avec une possible première hausse seulement au cours du deuxième trimestre 2027 — et même alors, de manière progressive. En d’autres termes, personne n’anticipe de surprises avant la fin de l’année. Ces prévisions peuvent changer en fonction de l’inflation et de l’économie ; je recommande de les faire réviser avant de les utiliser dans une décision, en particulier si vous publiez après août.

Ce que cela signifie concrètement pour le fixe et le variable

Le taux variable suit directement le taux directeur. Avec la Banque du Canada en mode pause, le variable actuel devrait rester relativement stable à court terme — pas de baisse à l’horizon, mais pas non plus de surprises désagréables pour l’instant.

Le taux fixe ne suit pas le taux directeur : il suit le rendement des obligations du Canada à 5 ans, qui fluctue actuellement dans une plage d’environ 3,00 % à 3,30 %. Ce sont les données à surveiller si vous voulez anticiper les mouvements du taux fixe, et non les gros titres sur le taux directeur.

Comment choisir entre les deux

Le taux le plus bas n’est jamais toute l’histoire. Voici les questions que je pose systématiquement avant de recommander une option :

Votre tolérance au risque. Un taux variable peut évoluer pendant votre terme. Si l’idée de voir votre paiement changer vous stresse plus que ce que vous économiseriez, le fixe demeure le bon choix pour votre tranquillité d’esprit, même si le variable semble avantageux sur le papier.

Votre horizon. Prévoyez-vous vendre, refinancer ou effectuer un changement majeur avant la fin du terme ? Les pénalités de remboursement anticipé sont généralement plus élevées sur un taux fixe. Si vous envisagez de déménager dans les prochaines années, la flexibilité du variable peut valoir davantage que la différence de taux.

Votre capacité à absorber une hausse. Même si les prévisions actuelles pointent vers la stabilité, un dossier bien préparé offre toujours une marge de sécurité. Si une hausse potentielle mettrait votre budget à risque, le fixe retire ce variable de l’équation.

Coût total, pas seulement le taux affiché. Frais, pénalités, flexibilité de remboursement anticipé, portabilité : ces éléments, avec le taux, déterminent ce que coûte réellement une hypothèque sur toute sa durée.

Le contexte ne remplace pas votre dossier

Ces chiffres offrent un bon contexte, mais la bonne décision dépend toujours de votre situation : montant du prêt, type de propriété, maturité actuelle, projets pour les années à venir. Ce qui est vrai pour un renouvellement ne l’est pas nécessairement pour un premier achat.

Si vous souhaitez que nous examinions votre dossier à la lumière de ce contexte, je serais ravie de le faire — sans pression, juste pour que vous puissiez prendre une décision éclairée.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par Chantal Chevalier

Courtier hypothécaire - 3002875416